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Zazie de Mars dans l'espacema liberté
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October 14 Le toqué du volantJe ne suis pas particulièrement une énervée qui s'agite par geste compulsif, mais quand je quitte une place de parking que quelqu'un attends, autant que faire ce peut, j'essaie de perdre le moins de temps possible, par civilité peut-être, ou juste par courtoisie. Mais il y a une catégorie d'humains que rien ne perturbe dans le déroulement de ses petites habitudes qui n'en finissent pas. Des sortes de tcquée du départ de place. Peut-être qu'ils sont si contents d'en avoir trouvé une, que l'abandonner les contrarie, et qu'ils veulent en profiter au maximum. Allez savoir. Mais on est du coup obligé si on ne veut pas d'un coup d'un seul, perdre le bénéfice de tous ses exercices de zénitudes qui nous font la vie plus douce, de prendre sur soi pour ne pas ronger son frein, pourtant si proche. D'abord ils cherchent leur clefs, pourtant rangé dans la pochette réservé à cet effet de leur sac, ou dans la poche prévue. Parce que ne nous y trompons pas, ce sont des maniaques. Donc ils sortent avec délicatesse leur clef..C'est sur que ce n'est pas eux qui vont les envoyer dinguer sous la voiture, ou être obligé de vider le sac par terre... Une fois les clefs délicatement extirpées ils les introduisent avec des gestes lents et précis dans la serrure. Là aussi, pas une multitude de petite rayures, autour de ladite serrure, comme sur votre titine. Ils se retournent, des fois qu'ils soient suivi, et vous voit donc attendre. Mais, sans vous décocher le moindre sourire- le précautionneux est bien trop préoccupé par le déroulement des actions à venir, pour prendre le risque que vous le perturbiez en le culpabilisant- il vous ignore... Le précautionneux prends son temps comme s'il était seul au monde. Après lui le déluge. Qu'on se le dise. Alors là, il va enlever sa veste ou son manteau, délicatement le plier et se pencher dans l'habitacle pour le déposer minutieusement sur le siège passager ou à l'arrière, bien à plat.Hop, on efface un pli de la main. Il ressort donc son buste pour le replacer bien droit sur ses jambes, satisfait. Et enfin va daigner les rentrer. Vous pensez être sauvé. Point du tout. Après cette étape, il ressort le buste pour attraper la portière et la refermer en douceur. Et là, le pire arrive. Il range ses pièces ou je ne sais quoi, eventuellement s'il faut payer il les sort de son porte monnaie- les pièces ne trainent pas dans cette voiture là- voire il prend entre deux doigts sa carte de crédit. Et il referme le tout qu'il range, et ce toujours avec des gestes mesurées. Vous pensez à ce moment là légitiment entendre le moteur démarrer. Que nenni! La ceinture... Ah la ceinture. Vous savez, celle que vous, vous attrapez d'une main en démarrant de l'autre et que vous finissez de mettre quand la voiture roule. Là, ça devient un travail d'artiste. Il l'attrape, la déroule délicatement, bien à plat, l'enfonce enfin dans l'attache. Fait quelques essais d'élasticité en balançant son torse d'avant en arrière. On le voit tout à coup, mais sans brusquerie aucune, se pencher.. Horreur... Mais non il attrape sa clef bien posée à ses cotés. Se retourne. Regarde à droite et à gauche. Vous ignore toujours aussi royalement. Et enfin se décide à la mettre enfin dans le démarreur... « Il va la tourner, il va la tourner, il va la tourner... »il la tourne! Jésus Marie Joseph, on est sauvé... Non... il fait tourner doucement le moteur...on devine la main qui se dirige vers le frein à main, qu'il baisse enfin avec des gestes aussi mesurées. Et quand les derniers coups d'oeil, à droite et à gauche, avant se sortir de cette maudite place, sont donnés, et que vous voyez enfin l'engin se mouvoir, soit vous vous êtes endormi... soit vous avez de la fumée qui sort des oreilles... Je vous laisse imaginer quand ça se passe dans la rue, que vous êtes bloqué par la voiture de devant, qui ne peut pas laisser passer une rare place qui se libère, comme une file entière derrière vous, qui finit par bloquer evidemment le carrefour d'avant ... Je hais définitivement les égoïstes ...
October 13 Au creux de moiPourquoi est-on si dépourvu de mots quand quelqu'un qu'on aime est dans la peine? Pourquoi les mots sont si impuissants? Pourquoi est-on si impuissant?
J'aimerais être près de toi. Te serrer dans mes bras. Parce que je t'aime, quand tu as mal j'ai mal. On refera la vie. C'est promis...
Chut... Même loin je suis là. Dans le jardin secret. Et tu es au creux de moi. Toujours. Pour toujours....
October 03 La terre continue de tournerWaouh … déjà un mois depuis le dernier post…. Mais tellement de choses à faire depuis. Ce mois de septembre aura été plein comme un œuf. Et dire que certains s’ennuient. J’en rêve moi… En pleine crise financière et en pleine récession économique, je me prends à rêver de capital temps, qui risque fort de ne plus être à l’ordre du jour avant des lustres. Je vais juste essayer d’en consacrer le plus possible à mes petits bouts, ma Léa et le petit frère attendu pour févrie La semaine s’achève doucement, et le soleil n’a pas abandonné Mars, même si aujourd’hui une petite laine était la bienvenue. Le mistral repointe son nez. Mais on ne va pas lui en vouloir, il nous a laissé bien tranquille cet été. L’automne est là il est vrai. C’est rassurant de savoir que certaines choses sont immuables. Ca donne des points de repère qui nous manque de plus en plus. Je crois que comme tout ceux qui vivent le plus libre possible, j’ai un besoin viscéral de repères. Il y a les saisons, les fêtes, les personnes qui comme les arbres enracinés dans la forêt sont toujours là… Je ne peux jamais partir si la pendule ne marque pas l’heure pile, le quart ou la demi, je ne peux quitter la maison sans faire les mêmes gestes, ce qui ne m’empêche pas d’e toujours oublier quelque chose et de revenir pour un deuxième départ. Mais ça aussi au fond c’est rassurant. Le jour où je ne chercherais pas mes lunettes de soleil qui sont sur ma tête, où je n’oublierais pas mon portable, pourtant posé à coté des clefs, où je n’arriverais plus jamais avec le sac poubelle au boulot, où…il y a tant de choses…je ne serais plus vraiment moi… Alors vive ces petites choses qui font que ça ne tourne pas très rond, mais qui nous font savoir que ça tourne toujours pareil quelque part, que la terre continue de tourner….
August 31 Rentrée energie et zénitudeCa y est, la rentrée est là... Pour moi depuis une semaine coté boulot... Coté forum des heures et des heures passées à le relooker. Pas simple de ne pas être une pro quand on touche à l'informatique... Et des heures de sommeil en retard. Déjà... Mais quand j'ai décidé quelque chose, il faut que je le fasse. Quelque soit le temps que ça me prendra. J'ai un besoin impératif de réaliser mes désirs, comme mes fantasmes d'ailleurs... Ca me permet de passer à autre chose, l'esprit libre. Rien ne m'angoisse plus que les idées qui ne voient pas le jour. Comme un enfant qu'on porterait dans son ventre, sans jamais lui donner la chance de voir le soleil... Il est d'ailleurs le soleil, chaud chaud chaud encore. Un bel été indien se profile sur Mars...
Je vais profiter de ses rayons qui me donne cette énergie indispensable à ma zénitude. Sourire, encore et toujours, et peu importe l'obligation de bosser et de ne pas faire ce que je veux de toutes mes journées. Avoir moins de temps devant soi oblige à l'action elle-même nécessaire à une contemplation appréciée, parce que choisie.
Regarder ma vie positivement, c'est faire qu'elle le soit..
August 16 La douceur d'un papillonLes vacances sont le moment où on peut enfin faire ce qu'on n'a pas le temps ou la force de faire le reste du temps. Mais il y a tant et tant de choses.. Quinze jours de passés déjà. Et la liste ne diminue pas. Bien au contraire, elle s'allonge de jours en jours. Et pourtant... Le temps a été magnifique sur notre méditerranée. J'ai l'impression depuis hier qu'il tourne. Le vent a balayé comme il sait le faire la grosse chaleur, et j'ai l'impression depuis hier que le zénith de l'été est maintenant derrière. Il va pouvoir s'étirer paresseusement.. Ca va me laisser une semaine aux après-midi moins accablé pour profiter du jardin sans morsure. La mer va avoir perdu ces degrés nécessaires à mon envie de plonger dedans. Après une première semaine bricoleuse et une deuxième toute en décompression, l'energie revient doucement, comme les prémices de la rentrée pour les sages écoliers que nous savions être quand elle avait les doux parfums de papier et d'encaustique des bureaux de bois prêt à accueillir les écoliers à la rentrée. Je vais regarder avec nostalgie les derniers papillons se poser avec délicatesse sur des fleurs avides de profiter des rayons de ce soleil enfin assagi. Le thème de cette dernière semaine sera cette douceur que j'aime tant...
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